TRUDEAU PRINCE DÉMUNI

DIPLOMATIE INTERNATIONALE ET SOCIÉTÉ par Dan Albertini

Entre (). Crédit Suisse juge mais ne se juge ; Oxfam analyse mais ne s’analyse ; la SRC critique mais ne se critique. Fermons les ().

Il y a là a priori une grande controverse. Primo, démuni ou désarmé, deuxio si démuni de quoi était-il muni et désarmé, en quoi était-il armé. Je sens surenchérir. Prince de quoi, prince de qui, de là, où pour quel espace géographie. Cybernétique ou comme le craint l’Adv.7/J, de la loi du dimanche. Démuni ou désarmé, face à qui, face à quoi ? Prince il est antirépublicain de foi, monarchie piètrement désarmée contre le voisin républicain perdant son fou du roi pour une femme qui pleure, quand le Président a évincé féministes et activistes. Ce gouvernement évolue maintenant en mode défensif.

Titulaire de l’Action Globale de roi, le départ de Stéphan Dion se prête tellement à interprétation que la véritable question se cabre. Celle-ci est pourtant doit-on honorer le prof pour service rendu ? Il a prévu, amorcé son départ après un an. C’est la version de Gérald Exantus, membre du comté de Stéphan Dion dans Saint-Laurent. Étonnant oui, depuis la préparation du congrès de Winnipeg. Le professeur Dion avait-il mesuré ce départ en termes d’incapacité potentielle ou comme un plan de retraite bien méritée ? Le gouvernement s’était-il bien fait servir ou le PLC s’est-il vu pris de court quand prince Trudeau se croit Reine, déplace les pions au service de sa majesté. Chercheur il a jugé, apprécié l’appel, réducteur dira-t-on, de simple ambassadeur en cette Europe dégarnie, décrépie. Il est nommé ambassadeur plénipotentiaire à Berlin, une mission non définie mais ardue. Néanmoins, je crois tout court qu’on ne change la formation qui mène ni l’attaquant qui score. La politique canadienne fait désormais de l’asthme.

Je l’ai moult fois répété, le Canada a peur d’être grand. On est à genoux quand les politiques américaines sont vacillantes, quand l’économie du voisin décide. On est resté nain avec la mentalité du colonisé colonialiste qui craint de déplaire tandis que la Chine se fait grandiloquente. Vertu de sa balance commerciale, de son développement économique en accéléré, de son renforcement militaire, de l’attraction de ses secteurs industriels malgré les critiques. Atouts inexploités, avenues inexplorées, Justin s’est contenté de vendre le marché-gai du Canada en Syrie comme attraction touristique sans en comprendre le coût. Ainsi, le temps de charme du jeune petit prince a pris fin. Tout l’espoir bâti sur Keystone va remettre le petit prince à l’heure américaine.

Le temps de payer la facture des promesses y compris celles non rentables, est arrivé. Trudeau est à la merci du Président Donald J Trump car les stratèges et analystes du Canada ont bien erré avant en espoir électoral qui ne le concernait et, par la suite, en attente du miracle qui verrait Trump écarté de la présidence. Plus qu’une imprudence, une folie du prince désormais démuni. Il devra conséquemment regonfler la dette et les demandes de crédits, à un coût beaucoup plus élevé mais avec des moyens plus réduits, là où le désespoir, la déception l’attendent en faveur du PC. La reprise de la vente des blindés à l’AS en est une preuve éloquente qui a rattrapé dans le temps, Sarkozy en France, puis son successeur le communiste François Hollande. L’affaire n’est de jouer ou de tenter de jouer au politicien derrière la plume. Trudeau est devenu un prince démuni par son choix, par ses erreurs inutiles. Au mépris du vote hétéro.

dan@danalbertini.ca